Des feuilles… des feuilles…

La crainte passée, l’homme peut s’émerveiller devant tant de beauté, comme le fit Claude Lévi-Strauss: «Les arbres frémissaient de singes presque plus que de feuilles, on eût dit que des fruits vivants dansaient sur leurs branches. Vers les rochers à fleur d’eau, il suffisait d’étendre la main pour frôler le plumage de jais des grands mutum au bec d’ambre ou de corail.» (Tristes tropiques, p. 380.) Quant à Stefan Zweig, fuyant le nazisme, il trouva l’Eden à Belém: «Et voici les troncs géants, avec leurs lianes touffues, puis mille sortes d’arbustes, d’animaux bizarres, d’oiseaux multicolores, de minces poissons de verre qui, comme les autos, portent une lumière devant et derrière: merveilles d’une nature prodigue et capricieuse.» (Brésil, terre d’avenir, p. 376.) Michaux avait vu juste: une fois l’Amazonie colonisée, dépecée, amenuisée, nous pouvons enfin la regarder.

détail d'une feuille de courbaril - Tim Paine

détail d’une feuille de courbaril – Tim Paine

amazonienne à l'oeuvre

amazonienne à l’oeuvre

singes plus que feuilles

singes plus que feuilles

 

 

 

 

 

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Auteur :izidon

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