Nouvelle présentation : Izidon, Ivan et le « sagüi »

sagui de tufo branco foto © Marcus Vinicius Lameiras

J’ai mis cette photo à la une car ce blog est lui aussi un lieu de liberté de pensée et d’expression et parce que le monde entier, y compris Rio de Janeiro, expriment leur soutien à la France après les attentats contre Charlie Hebdo.

Si vous souhaitez faire une lecture de mon blog en portugais, cliquez ici

 

Bonjour à mes visiteurs,

Vous êtes de plus en plus nombreux à venir visiter mon blog  Miquinhos.

Ces visites témoignent à ma plus  grande satisfaction de votre intérêt pour la défense de  la forêt amazonienne, la recherche de solutions innovantes et respectueuses de l’environnement, pour les « seringeuiros » (récoltants du latex de l’hévéa) et les peuples qui y vivent.

Pour vous témoigner aussi mon meilleur intérêt j’ai souhaité changer la présentation de mon blog. Je mets en œuvre ce projet avec la collaboration du photographe et romancier brésilien Ivan Lima.

Les protagonistes

Qui est Izidon ?

Corcovado dans les nuages. Photo de Alexandre Jouatel

Je suis née à Rio. Là où le Corcovado est parfois dans les nuages. Photo de Alexandre Jouatel

 Izidon est mon surnom.  Je suis de Rio de Janeiro. Ce surnom je le tiens de mon père, éminent physicien brésilien, collaborateur d’Irène Joliot-Curie à l’Institut du Radium de Paris en 1948, chercheur  et découvreur de météorites à Santa Catarina au Brésil, spécialiste des alliages extra-terriens, observateur de la Comète Halley à l’Observatoire national d’Astrophysique en 1986 à Brasopolis dans l’Etat de Minas Gerais. Inventeur de génie dans ses recherches, enfant enthousiaste  et séduisant dans la vie, il aimait inventer des surnoms, comme ceux qu’il a donnés à ses trois filles, Izidon, Luquininho et Neno. De mon père je n’ai pas hérité du don des sciences, mais j’ai l’esprit d’initiative, la spontanéité et la touche d’imaginaire  motivants mon travail. Ma mère, scientifique aussi, ressemblait à Ingrid Bergman. Elle était française. Je vis à Paris. Mon cœur est habité par les souvenirs et les images de ma ville, Rio. En voici  de Ipanama, la plage de la chanson de Vinicius de Moraes, la plage que j’aime le soir au coucher de soleil, quand on joue au ballon et, encore un peu plus tard, quand on se promène aux lueurs du couchant, puis vient la nuit à Ipanema et nous allons dans les cafés ou rentrons chez nous.

Ballon soleil - Photo de Cécile Hournau

Ballon soleil – Photo de Cécile Hournau

coucher de soleil sur Ipanema - photo de Béatrice Danon

coucher de soleil sur Ipanema – photo de Béatrice Danon – février 2015

Rio de Janeiro - Ipanema - Photo de Lucia Danon août 2014

Rio de Janeiro – Ipanema – Photo de Lucia Danon août 2014

mon quartier. Rio de Janeiro. Photo de Lucia Danon

mon quartier. Rio de Janeiro. Photo de Eddy Steinberg

A la vue de ces photos d’Ipanema laissons-nous aller au son d’un swing de David Koven, Samba Maria

 Qui est Ivan Lima ?

Ivan Lima habite sur l'Ilha de Gigoia proche de Rio de Janeiro

Ivan Lima habite ‘Ilha de Gigoia proche de Rio de Janeiro

Ivan Lima est un photographe brésilien, romancier et  écrivain. Né à Teresopolis, dans l’Etat de Rio de Janeiro, il connait bien Paris et a tissé un lien profond de sympathie avec la culture et la langue françaises. Ivan a publié plusieurs livres au Brésil dont, entre autres, « A fotografia e sua linguagem » bientôt traduit en français. Nous invitant à pénétrer l’univers de la photographie, il écrit

« La photographie crée un musée imaginaire en chacun de nous, emmagasinant une profusion d’images possibles. »

Ivan a vécu  sur l’île de Gigoia à Rio de Janeiro, puis dans un temple zen bouddhiste à Copacabana à Rio, et tout actuellement  à Pétropolis.

Ivan Lima aime Paris où il a vécu et fait sa thèse de doctorat. Voici une de ses photos en hiver.

© ivanlima 0054_30 Paris parque MontSouris janeiro de 1979 azul+ciano

© ivanlima 0054_30 Paris parque MontSouris Janeiro de 1979 azul+ciano

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La fleur « Bromélia » a la couleur symbole du Brésil. ella apparaît durant tout l’été. L’année entière, il me semble qu’elle germe, pour n’ouvrir ses fleurs qu’en été.

@ivanlima-petrropolis-flor-na-rua-da-beth-braganca-hibisco-branco-web-marco-2016.jpg

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Une fleur « hibisco blanche » dans la rue devant la maison de la soeur d’Ivan à Pétropolis.

Ivan Lima a aussi choisi une chanson que nous aimons : Hey Jude. Regardez et écoutez cet événement très inhabituel, où l’entreprise de téléphonie T convie le peuple à travers les réseaux sociaux, les téléphones portables  et youtube à se retrouver sur une place publique et chanter tous ensemble la célèbre chanson des Beatles. Aucun argent  ne serait capable de financer une action aussi mobilisatrice et organisée :

https://www.youtube.com/watch?v=Pq5L0AlKJqc

Qui est le « sagüi » ?

Le « sagüi » ou « miquinho » de la photo est sur sa branche d’arbre dans le jardin Botanique de Rio de Janeiro (on le voit aussi dans les forêts de l’Amazonie),  quand subrepticement le photographe l’a mis en image. Ivan Lima m’a suggéré de le poster sur mon blog Miquinhos.

Le sagüi vit dans le Jardin Botanique

Jardin Botanique

Jardin Botanique

cascade Jardin Botanique

cascade Jardin Botanique

Jardin Botanique

Jardin Botanique de Rio de Janeiro
Photographie Lena Trindade

Photographie Lena Trindade

 

Voici quelques mots de celui que vous voyez sur cette photo :

Lieu: Jardin Botanique de Rio de Janeiro


NOM SCIENTIFIQUE: Callithrix jacchus
NOM ANGLAIS: Common marmoset
AUTRES NOMS: Saguim comum; sagüim, sauim, xauim, sauí, soim, massau, tamari, mico, miquinho.
PREDATEUR: ses pires ennemis sont les oiseux prédateurs.
CARACTERISTIQUES:
longueur : jusqu’à 30 cm, plus de 35 cm de queue.
Poids: até 240 g
Elève: 1 a 3 petits.
Péríode de gestation; 150 jours
Longévité: jusqu’à 20 ans

Les sagüis sont les plus petits singes qui existent, leur queue est longue, leur tête est plus longue que large, leurs ongles sont longs comme des griffes (sauf celle du pouce).

Le Sagui vit dans les forêts d’Amérique du Sud et l’Amérique Centrale. Cette espèce est fréquente dans la forêt amazonienne et dans la forêt Atlantique.

Ces animaux de la forêt rappellent les écureuils dans leur comportement et par la forme de leur corps. Ils se mettent rarement debout. Ils s’appuient toujours sur leur quatre pattes et s’allongent sur les branches en laissant pendre leur queue.

Ils utilisent leurs griffes pour grimper aux arbres et pour retirer les insectes et les larves de l’intérieur des branches d’arbres. Ils sautent rarement  d’un arbre à l’autre, mais, comme généralement les branches se touchent, ils traversent avec agilité les pointes formées par les rameaux. Ils s’abritent dans les trous des troncs mais ne construisent pas de nid.


Les sagüis vivent en petits groupes (on les voit parfois seuls ou en couple). Parfois ils forment des bandes et dans les régions peu fréquentées par l’homme le groupe peut atteindre  30 à 40 individus. Ils dorment entre 12 à 14 heures par jour. Ils aiment jouer à se bagarrer et à cache-cache.

Le sagui commun se distingue des 8 autres espèces du genre Callithrix par son corps
ffragile et par les deux touffes de poils blancs qu’il a à chaque oreille.  Il vit dans les forêts denses de l’Amazonie. Les grands groupes de  sagüis sont organisés de manière hiérarchique, ce que l’on peut constater de différentes manières. Un sagui montre sa supériorité à l’autre en lui tournant le dos. Ce geste diffère curieusement des habitudes d’autres singes africains par exemple, pour qui ce geste signifie la soumission.

Malgré son comportement inconstant, le sagui s’adapte facilement à la domesticité en cage.  Il déteste le froid et réunit des morceaux de tissu dans sa cage pour en faire un nid où s’abriter. Son alimentation doit être variée, contenant des fruits, des semences de tournesol, des légumes et des oeufs, indispensables comme source de protéines. En liberté, ils chassent les insectes qu’ils apprécient beaucoup.

Ils s’installent à proximité des arbres fruitiers  et, depuis la forêt, parcourent quotidiennement les même parcours, utilisant les mêmes branches et les mêmes arbres durant leurs déplacements.

REPRODUCTION

La durée de gestation de la femelle est de 151 à 156 jours. Quelques semaines avant la naissance les femelles deviennent moins actives. Elles ne doivent pas être dérangées quand elles mettent bas. Ceci arrive généralement la nuit avec une durée de 1 heure. L’intervalle entre la naissance de chaque petit est de 2 à 5 minutes. Après la naissance du dernier petit, le placenta sort et il est mangé par le groupe de singes.

Source: extrait traduit de Saúdeanimal.com.br

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Auteur :izidon

mon site est consacré à l'artisanat du Brésil et à des pauses poétiques

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